Bienvenue dans À LA FRENCH. Dans cet épisode, on reçoit notre dernier invité de la saison. Et cet invité, c'est un pionnier. C'est le taulier. C'est le boss de fin. Le boss de fin de l'IA telle qu'on la connaît aujourd'hui. Il crée aujourd'hui une boîte à portée mondiale. Il s'occupe des modèles du monde ou des World Models. Et cet invité, on va discuter avec lui pendant une heure et demie. Et en exclusivité dans À LA FRENCH, c'est parti ! Annonce importante. Quand on a annoncé la soirée À LA FRENCH du 12 juin, en moins de 24 heures, les 250 places ont été vendues. Alors on a passé une super soirée, mais des centaines de personnes n'ont pas pu venir et sont restées sur liste d'attente. Et nous, on n'aime pas la frustration. Alors on a décidé de remettre ça en plus grand pour la conférence À LA FRENCH. Le 3 décembre, on vous donne rendez-vous. Nous serons 1200 venus de toute la France à célébrer la tech À LA FRENCH et une certaine idée de la tech. On est une nation d'ingénieurs. On a inventé le Minitel avant Internet, le TGV avant les Hyperloops, DivX, X264, VLC, avant le streaming sur Netflix. On ne va pas se laisser dire comment on fait de la tech, non ? Allez, la conférence qui a une certaine idée de la tech, ça sera le 3 décembre. Une journée pour la communauté du show YouTube, annonce avant-première, invité rare, des cadeaux, des jeux. Et attention, ça va French maxer. Ça va être la conférence tech la plus incroyable à laquelle vous n'avez jamais assisté. Et on va célébrer ensemble une certaine idée de la tech. Vous pouvez aller sur alafrench.org dès maintenant, réserver vos places avec des tarifs réduits pour ceux qui n'ont pas les moyens et des tarifs soutiens pour ceux qui peuvent. On se retrouve donc le 3 décembre en live. Et en attendant, on retourne sur l'épisode. On est dans À LA FRENCH et vous connaissez le jeu. Pour deviner l'invité, en 4 points, si vous l'avez immédiatement, 3 points si vous avez besoin d'indices, 2 points si vous avez besoin de plus d'indices, et 1 point quand tout est déjà dit. Vous êtes parti pour jouer, Steeve ? Je suis parti. Parti pour ? Moi, je vais gagner. Allez, c'est parti. Alors, en 4 points. Notre invité est un chercheur extrêmement connu. Non, on plaisante. C'est Yann LeCun. Voilà on va pas passer de temps Bienvenue, Yann. Un plaisir d'être ici. Merci de m'inviter. En plus, Néon Noir, c'est un lieu que tu connais. Tu passes de temps en temps, quand tu viens en France. Oui, 2-3 fois, je suis déjà passé. Ça a beaucoup changé. Ça s'est peuplé, meublé, agrandi. Vous connaissez avec Yann depuis plus de temps que nous. Depuis le tout début de ZML. On a été présenté par Gabriel. Par Gabriel Synnaeve. Et alors, pour la petite histoire, on s'est accroché, accroché au sens... "Héééé !" On s'est mis sur la gueule. On s'est accroché sur les langages de programmation. Oui. Et en particulier, ce qu'on appelle le multi-stage programming. Donc, en référence à un langage qui s'appelle Terra, qui était une sorte de super set de Lua. Oui. Donc, l'idée, c'est d'avoir du métaprogramming dans le langage. Tu vois, en fait, t'as un seul contrôle flow. où tu programmes le langage avec le langage lui-même. Par opposition au macro, ou en template, ou tout le métaprogramming. Et du coup, il m'avait dit... "ah!!" Et moi, je te vois aussi, Yann, à chaque fois, parce que dès que Steeve fait un tweet de très French Maxing, avec de la raclette ou des trucs comme ça, en Savoie, tout ça, il y a un petit like de Yann LeCun. C'est un peu ça. Je peux toujours compter. Au début, j'étais content. J'ai regardé. Maintenant, j'ai dit oui. C'est un mot, ça, le French Maxing ? French Maxing, c'en est rien maintenant. C'est une maximisation de France. Maximisation. Comme disait Victor Hugo, qui avait utilisé je ne sais pas quel mot, puis quelqu'un lui a dit: "Mais ce n'est pas un mot français." Il a dit, "Ben maintenant, si." C'est quand même classe de s'appeler Hugo quand tu peux définir quoi. Le dictionnaire, c'est moi. Mais cette discussion, la raison pour laquelle on avait discuté de ça, c'est parce que moi, je suis un grand fan de LISP. Et LISP, c'est un langage... Exactement. Data is code. Oui, data is code, et puis tu peux tripatouiller. C'est un langage de programmation programmable. Il y a beaucoup de parenthèses qu'on va faire. Ça, ce n'est pas un problème. Moi, je n'ai jamais pu m'y faire. C'est vrai ? J'ai fait beaucoup de clôtures. Tu n'étais pas en Emacs guy ? Non, mais dans Emacs, j'étais customer. Je n'étais pas programmeur à Emacs. Par contre, quand j'ai fait beaucoup de Clojure, que j'adore, d'ailleurs, poussé par quelqu'un qui s'appelle Pierre-Yves Ritschard qui est le CTO de Poolside, maintenant. J'avais vraiment l'impression de faire un langage, tu vois, du futur. Enfin, quelque part du passé, puisque la syntaxe, c'est tout. C'est un peu le passé. Mais putain, je n'ai jamais réussi à m'y faire. Les parenthèses, ça me... J'avais tout fait, les colorations, les machins et tout. Je n'ai jamais réussi à m'y faire. Et little kown fact, en 87, quand je terminais mon doctorat, j'ai rencontré un jeune étudiant de polytechnique qui s'appelait Léon Botou. Oh ! Et puis, il a dit, je voudrais faire un projet pour ma fin d'étude de Polytechnique. Est-ce que je vais faire un stage avec toi ? Je lui ai dit, tu ne peux pas, parce que je n'ai pas fini ma thèse. Ce n'est pas grave, je ne vais pas le dire à l'école. Et je lui ai dit, bah écoute, je commence à écrire un nouveau simulateur de réseau de neurones. Est-ce que tu veux m'aider ? Et j'ai dit, je voudrais bien avoir un langage d'interface. J'ai pensé à utiliser Forth et des trucs comme ça. Plutôt que de réinventer un langage, en fait, il faudrait peut-être un LISP. Donc, je voudrais bien un attrapate LISP. Et on avait tous les deux des Amiga 1000. Je vois que tu n'en as pas ici, sur ta table. Mais c'est un manque. Oui, la prochaine fois, ce sera réglé. Mais n'empêche, je ne vous ai pas foutu de votre gueule, je vous ai ramené une BeBox. Une BeBox. Mais justement, la BeBox est un aspiré de l'Amiga. Exactement. Voilà. Et tu l'avais fait exprès, bien sûr. Alors non, mais on a une conversation sur Twitter, justement. Yann avait rebondi et justement, il avait expliqué. C'est peut-être un peu le plus dur à trouver des Amiga aujourd'hui, non ? Moins que des BeBox, je peux te dire. Celle là... Tu peux trouver des émulateurs et tout ça. Mais tu peux en acheter aussi. Et Léon, en trois semaines, a écrit un tablet-list en C, que j'ai utilisé comme front-end. Ensuite, je suis parti faire mon post-doc à Toronto. Et en fait, on a utilisé ce système-là, qui au début s'appelait SN, Simulateur Neuronal, qui ensuite s'est appelé Lush, quand on l'a open-sourcé en 2002. Et je l'ai utilisé dans toute ma recherche avec mes étudiants jusqu'en 2011, où là, on est passé à Torch. À Lua, du coup. Donc, il était basé sur Lua et ensuite, PyTorch, mais c'était bien plus tard. Donc, il y a eu une grande longévité. Il y a eu des versions successives. C'était quoi qu'on suit ? C'était écrit sur la rétropropagation, les réseaux multicouches, etc. justement, la rétropropagation du gradient, c'est un peu la fondation de comment aujourd'hui, le moteur d'apprentissage des réseaux de neurones est un peu basé là-dessus. Déjà, à l'époque, ta thèse, c'est le cœur des réseaux de neurones dessus. Donc, c'est quoi ? C'est 87, fin de la thèse ? Pour les quelques Padawans qui ne connaissent pas encore... T'étais né ? Tout juste, tout juste, tout juste. Mais ensuite, tu vas au Bell Labs, c'est ça ? Non, d'abord, je fais un post-doc à l'Université de Toronto avec Jeff Hinton. Ah oui, d'accord. Non, et après, je suis allé au Bell Labs, fin 88. D'accord, tu restes là à 15 ans, c'est ça, à peu près ? Donc, 12 ans à AT&T. Donc, Bell Labs, c'est le labo de recherche de AT&T. Ça a changé de nom par la suite parce que AT&T s'est coupé en morceaux, enfin bref, mais à peu près une douzaine d'années. Et c'est là que tu mûris vraiment et que tu développes les réseaux de neurones convolutifs, quoi ? Vraiment, c'est l'année ? Oui, oui. Enfin, j'avais commencé déjà à Toronto. Et même dans ma thèse, en fait, j'avais des réseaux avec connexion locale et tout ça. Donc, c'était déjà un petit peu là-dedans. Mais oui, c'est là qu'on l'avait fait marcher, en fait. Et puis, Léon, de son côté, faisait une thèse en France. Et lui, il a fait marcher ça pour la reconnaissance de la parole. Il a travaillé aussi sur les réseaux convolutifs. Et on a fini par faire des produits, en fait, qui utilisaient les réseaux convolutifs pour la lecture de chèques, des choses comme ça. Les applications... Oui, pour les lettres, les adresses. Oui, les adresses, ça n'a jamais été un truc commercial. C'était un prototype. Ah oui ? Ah d'accord. Mais les applications commerciales, la principale, c'était pour les lectures de montants sur les chèques et des choses comme ça, documents financiers. Oui, les reportages sur toi, vraiment, où on fait la reconnaissance de signes alphanumériques et tout. C'est vraiment ça pour les chèques. Et ça, ça a eu une vie commerciale entre le milieu des années 90 et début des années 2000. Mais je n'étais plus impliqué dedans. Parce qu'à partir de 1996, en fait, AT&T s'est séparé. Et puis, c'était les premières années de l'Internet. Et la partie d'AT&T qui commercialisait ces systèmes de lecture de chèques, en fait, était séparée de nous. Et les brevets leur appartenaient à eux. Et c'était où, physiquement ? Dans le New Jersey. Et donc, tu es resté dans le New Jersey, 2003-2013, c'est ça, New York University, NYU ? J'ai fait un petit passage de 18 mois au NEC Research Institute, dans la grosse compagnie japonaise, NEC. Et puis, ce labo-là a un peu périclité. Donc, je suis assez vite parti et je suis devenu prof à NYU en 2003. Et dix ans plus tard, 2013, je rejoins Facebook. Mais à temps partiel, j'étais toujours prof. Je suis toujours prof à NYU. D'ailleurs, c'est assez intéressant parce que le monde de la recherche académique et le monde de la recherche dans l'entreprise sont assez liés. En tout cas, et moi, des fois, je me dis, est-ce que c'est le monde, l'open source, ou en tout cas, le libre de la partage d'informations, de la recherche, est-ce que ce n'est pas ça qui pousse, qui oblige parfois les entreprises à garder un pied dans les publications ou dans ce genre de choses ? Non, en fait, ce qui pousse en grande partie… Non, la directe, la barre. Ce qui pousse en grande partie les boîtes à avoir des relations avec l'université, en tout cas aux États-Unis, c'est l'accès au talent. C'est-à-dire qu'ils veulent avoir un pipeline, tu vois, de stagiaires, avoir une relation avec des profs qui travaillent sur des sujets qui les intéressent, parce que tu es un bon étudiant qui pourrait venir bosser chez nous, nous apprendre comment utiliser tes méthodes, etc. Donc, c'est une grande raison, en fait, de la relation. Et puis aux États-Unis, les étudiants en doctorat, par exemple, donc il n'y a pas l'équivalent des chiffres qu'il y a en France où les étudiants en doctorat peuvent faire ça en résidence, en industrie. Il n'y a pas ça aux États-Unis. Mais par contre, les trois mois d'été, les étudiants peuvent faire ce qu'ils veulent. Donc, ils ne sont pas liés à l'université. Et la plupart vont faire des stages en industrie. Et donc, c'est un peu les abeilles butineuses de la technologie américaine parce qu'il faut circuler les idées, les techniques. Et un des trucs sur lesquels aussi tu es connu, c'est toi qui as créé le Lab Le Faire, Facebook AI Research. Tu essaies de faire l'accent américain, là. Mais non, et en fait, honnêtement, aujourd'hui, je ne sais pas, la moitié de l'écosystème, enfin une bonne partie de l'écosystème français dans l'IA sont des issus de fer. En tout cas, il y a une mafia, clairement, de fer. Alors, il y a pas mal de chercheurs et d'ingénieurs qui sont passés par fer, qui ensuite sont allés fonder des boîtes, etc. ou ont commencé à travailler dans d'autres labos. Mais il y a aussi le fait que fer en vitesse de croisière jusqu'à l'année dernière. avait à peu près une quarantaine de doctorants en résidence. Donc, le doctorat étant durant trois ans, ça veut dire qu'il y avait une douzaine par an qui sortaient, qui avaient fait leur doctorat à fer, avec accès aux moyens de calcul, etc., avec accès aux meilleurs chercheurs du domaine et tout. Et donc, tous ces gens, bien sûr, ont complètement essaimé l'écosystème. Je pense que la création de FAIR Paris en 2015. a eu un énorme effet sur l'écosystème français, enfin parisien en particulier, français en général et européen, en fait. Donc, ça a donné des idées aux jeunes étudiants de talent que, en fait, faire un doctorat en IA, c'est le truc le plus cool qu'ils pourraient imaginer. Il y a 15 ans, le truc le plus cool que faisaient les jeunes étudiants qui sortaient de l'école, c'est de faire les finances. Et ça a changé. Ce n'est plus les finances maintenant, c'est l'IA. On avait reçu Neil Zeghidour qui nous disaient qu'ils voulaient faire une thèse et qu'en gros, ils n'avaient pas été forcément pris, mais qu'on lui avait dit, écoute, il y a cette thèse... Non, non, c'est l'inverse. Ils voulaient faire une thèse sur les réseaux de neurones, à l'époque, et il y avait tellement peu, ce n'était pas encore revenu à Hype, qu'ils lui ont dit, bon, écoute, si vraiment ça t'intéresse, vas-y. Puis finalement, en fait, c'était... Toi, tu avais vu ça il y a 40 ans, mais... Oui, non, mais c'est vrai qu'il y a eu une période phase pour la zone neurone entre la fin des années 80 et milieu des années 90. Puis ensuite, tout le monde s'en est désintéressé. C'est devenu un peu tabou. Et ça s'est un peu réveillé à la fin des années 2000 à cause du bataille médiatique qu'on a fait avec Yoshua Bengio et Geoffrey Hinton. Le deep learning, quoi. On a renommé cette deep learning et puis on a surtout proposé de nouvelles méthodes. Puis on a fini par le faire marcher aussi. Et donc, ça a fini de convaincre les communautés au départ reconnaissance de la parole, ensuite, reconnaissance d'images, bien sûr. Et puis, troisièmement, le compréhension de la langue naturelle, quoi, NLP, que le deep learning, c'était vraiment quelque chose qui marchait. Donc, ça a révolutionné ces trois domaines. Mais c'est vrai qu'en France, dans le milieu universitaire, en 2015, il n'y avait pratiquement personne qui en faisait dans les universités. Ils étaient encore... Les universitaires sont un petit peu conservateurs. Et puis, en France, on aime bien les maths et le deep learning, ce n'est pas facile pour faire des maths, quoi. Ce n'est plus facile si on utilise les méthodes, genre les méthodes à noyaux, les trucs bayesiens, tout ça. On peut faire des belles maths. Ça ne marche pas aussi bien, mais... Bon, on peut écrire des bouquins. Mais c'est des belles maths, quoi. Mais c'est des belles maths. Comment ça se fait que ça soit passé un peu en désuétude, mais qu'il y a eu moins d'intérêt à partir du début des années 2000 ? Non, c'est plutôt milieu des années 90. Milieu des années 90, c'est dû à quoi ? Ça commençait à baisser en 96. Parce que c'était trop compliqué ? Ça demandait trop de puissance ? Il y a plein de raisons. Je ne suis pas le mieux placé pour analyser ça, parce que j'étais en plein milieu, mais je pense qu'il y a une combinaison de raisons. La première, c'est que c'est effectivement compliqué et il n'y avait pas d'outils logiciels, portables, etc., que les gens utilisaient. Tous les gens utilisaient des plateformes informatiques complètement différentes. Tu ne pouvais pas faire du réseau de neurone sur des PC, ce n'est pas possible. C'était soit des stations de travail Sun, soit Silicon Graphics, soit des trucs comme ça, propriétaires. Il y a IRIX, AIX, HPUX, tous ces trucs, etc. Donc nous, on était sous Sun, on est passé à Silicon Graphics après, parce qu'ils avaient une meilleure performance sur le temps. Et il n'y avait pas le logiciel, il n'y avait pas Python, il n'y avait pas tous ces machins open source qu'on peut utiliser maintenant. Et seul outil open source qu'il y avait, c'est des trucs genre GCC, Emacs et autres, mais pas vraiment pour ça. Donc, en fait, nous, avec Léon, on avait écrit un système complet avec un interpreeéteur LISP, tout au tard avec un compilateur LISP et tout ça. Mais on ne pouvait pas vraiment échanger nos logiciels. Il n'y avait pas de plateforme, il n'y avait pas SourceForge, il n'y avait pas GitHub, il n'y avait pas Internet. C'est arrivé plus tard. Donc, en fait, chaque personne devait investir six mois, un an à réaliser une plateforme logicielle pour faire marcher les réseaux neurones. La plupart des gens faisaient des bêtises, parce que c'est très facile de faire des bêtises quand on implémente la backprop pour la première fois, on fait une heure de signe ou un truc. Donc, c'était un gros investissement pour les gens. Et donc, la plupart des gens ne voulaient pas faire ça. Donc, qu'est-ce qu'ils faisaient ? Ils utilisaient MATLAB et puis ils faisaient un truc simple, mais faire du réseau neurone avec MATLAB, à l'époque, ce n'était pas vraiment possible. Il n'y avait vraiment pas les outils. Sauf pour les gens qui investissaient le temps pour les outils. Ce qu'on a fait avec Léon, c'est ça qui nous donnait des super pouvoirs, c'est qu'on faisait nos propres outils. D'accord. Et ce qui nous a permis de faire des réseaux convolutifs, voir comment ça marchait. Tout un bibliothèque graphique et tout ça, de visualisation et tout, qui était en fait plutôt plus puissante que ce qu'on a aujourd'hui. D'ailleurs, c'est incroyable. Et donc, ça fait qu'il n'y avait pas la communication qu'il y a maintenant, qui est instantanée, où tu télécharges le dernier code qui est associé au papier et tu peux faire tourner le dernier réseau. Là, il fallait passer six mois, un an, à implémenter un truc. Donc, il fallait vraiment y croire. Ça veut dire que vous aviez les publis. et vous réimplémentiez cleanroom les papiers. Il y a des gens qui voulaient réimplémenter des réseaux convolutifs. Il n'y en avait pas beaucoup. Et il y avait cette légende que, tu vois, j'étais plus ou moins seul à savoir les faire marcher, ce qui était complètement faux. Mais ce n'était pas si compliqué que ça. Mais c'est vrai que ça demandait des outils. En même temps, c'est le nom. Yann le qu'un. Tu vois, on croit qu'il y en a qu'un. Il y en a qu'un. Mais ça veut dire que tu avais quand même des gens au-dessus de toi, à la direction de Bell Labs, etc., qui y croyaient, quoi, et qui n'avaient pas peur de mettre les moyens, le temps, pour tout ça ? La manière dont opérait Bell Labs. Donc, le directeur du labo, un gars qui s'appelle Larry Jackel, qui avait créé le groupe en 1985, je crois, basé sur les réseaux de neurones. En fait, c'est un physicien, lui, de base. Et puis, il avait un nouveau département, donc il se demandait quoi faire. Parce qu'à Bell Labs, on embauchait les gens intelligents, on leur donnait les moyens de réussir, et on leur foutait la paix. OK. C'est cool, ça. S'il demandait des ressources, évidemment, il posait des questions. Mais en gros, on laissait les gens un peu travailler sur ce qu'ils voulaient. Donc, lui est allé à droite à gauche et a demandé sur quoi j'aurais bossé, c'est quoi le truc cool. Et il a rencontré John Hopfield, qui était prof à Princeton, mais qui avait un emploi à temps partiel à Bell Labs. Il était entre Princeton et Caltech. Et il lui a demandé sur quoi j'aurais bossé. Et John Hopfield lui a dit. qu'il était un physicien, qu'il travaille sur du hardware pour les réseaux de neurones, des chips spéciaux pour faire des réseaux de neurones. Ça ne date pas d'hier, le concept. John Hopfield est l'auréat du prix Nobel en physique avec Geoffrey Hinton il y a deux ans pour ce qu'on appelle les réseaux de Hopfield et Geoffrey pour les machines de Boltzmann. C'est un biophysicien au départ. Et donc Larry s'est lancé dans ce truc-là. Il a embauché quelques personnes. Et puis moi, je suis arrivé là-dedans en 88. Et puis j'ai fait marcher les réseaux convolutifs assez rapidement parce que j'avais déjà travaillé là-dessus à Toronto. Eux avaient des bases données de caractère. Et donc en deux mois, j'étais là. J'ai battu un peu tous les records de performance sur les trucs, les machins de caractère. Et il y a un truc, une histoire rigolote, c'est qu'avant que... Quand j'étais encore post-doc à Toronto, Larry Jackel me demande « Écoute, tu vas arriver en octobre, on voudrait bien commander un ordinateur pour toi pour que tu puisses bosser quand t'arrives, qu'il soit là quand tu arrives. « Qu'est-ce que tu utilises en ce moment ? » Je dis « On utilise un Sun 4, il y en a un qui vient d'arriver à Toronto, c'est génial, tout ça, ça fait un méga flop, c'est hallucinant. » Il me dit « Ok ». Et puis, c'était un Sun 4 qui était le serveur un peu central de tout le département informatique. Ah, c'est-à-dire que tout le monde c'était un mainframe ? Ce n'était pas un mainframe, c'est ce qu'on appelait un mini-ordinateur. C'est un mini-ordinateur. Ah, mais tu veux dire tout le monde allait dessus ? Tout le monde se aurait dessus. Tu avais 30 ou 40 étudiants en doctorat qui se connectaient à ce truc-là. Tout le monde ne l'utilisait pas pour les réseaux de neurones, mais c'était pas tellement... C'était en timeshare ? C'était un système unique, tu te connectes. Donc, c'est la suite que je bossais. J'avais aussi une station de travail Sun, mais Sun 3 avec un 68000. Incroyable. Donc, je lui ai dit « Bon, Sun 4, c'est le premier avec les Sparc. » les processeurs Sparc de Sun Et j'arrive à Bell Labs. et il y a un Sun 4, mais juste pour moi ! Ça veut dire beaucoup de choses. Ça veut dire beaucoup de choses, les moyens qu'on met. Alors bon, je suis un peu l'égard carquillé et puis je regarde Larry et puis il me dit en souriant « Tu sais, à Bell Labs, tu ne deviens pas célèbre en économisant des sous. » Il y a beaucoup à apprendre de ça. « You don't get famous by saving money. » Ah, ouais d'accord. C'est hyper intéressant. Alors, si on revient un peu pour retourner un peu plus contemporain, mais donc 2013-2023, c'est. .. 2025, non ? 2025, c'est l'ère chez Meta. Tu reçois le prix Turing en 2018 qui est la médaille Fields ou le prix Nobel de l'informatique, disons ça comme ça, quoi. Voilà. Mais donc, à ce moment-là, les World Models, il commence déjà d'y avoir deux hypothèses entre les LLMs et les World Models. Ça te démarre, non ? Oui, d'une certaine manière. Moi, par exemple, j'ai donné un keynote à NIPS. Ça s'appelait encore NIPS à l'époque, pas encore NeurIPS, en 2016. mon gros message de la fin du speech c'était Le futur de l'IA c'est les World Models So, learning predictive models of the world I think is the ticket And then learning actions and then optimizing intrinsic objective functions is really the path forward for making progress in AI. C'est des systèmes qui sont capables de prédire quel va être l'effet d'une action sur le monde, etc., qu'on peut apprendre de manière autosupervisée et puis qu'on peut piloter en leur donnant un objectif, etc. Donc, j'avais cette idée depuis longtemps. Ça date même pas de 2016, ça date d'avant. Mais disons, j'ai commencé à en parler publiquement, si tu veux, à cette époque-là. Mais les recherches n'étaient pas abouties à... Si tu veux, on ne pouvait pas vraiment les faire ça dans des articles parce que c'était encore qu'une idée. Et puis ensuite, pendant plusieurs années, j'ai eu des projets de recherche aussi bien à Meta qu'à NYU, à Meta pour entraîner des modèles, ce qui aurait pu être des World Models en faisant la prédiction vidéo. En fait, ça n'a jamais marché. Donc, on a essayé de faire marcher ça jusqu'à, je ne sais pas, 2021, un truc comme ça. Des modèles génératifs pour faire la prédiction vidéo. Ça n'a jamais bien marché pour, en tant que modèle du monde, en fait, pour prédire ce qui va se passer. Peut-être pour faire des générations de vidéos, mais même à l'époque, ça ne marchait pas parce qu'on n'avait pas les modèles de diffusion ni tout ça. C'est pourquoi, selon toi, parce que c'est la mauvaise représentation du monde, tout simplement ? Non, c'est le fait que la plupart de l'information dans une vidéo n'est pas prédictible. Le gros de l'information dans une vidéo n'est pas prédictible. Si je prends, là, les gens qui nous regardent, ils voient une petite partie de la pièce, ils ont peut-être une idée vague de l'environnement si tu tournes la caméra, mais vous ne pouvez pas prédire les détails, vous ne pouvez pas dire que, hors du champ de la caméra, là, il y a un jeu vidéo qui est en train de... des petits dinosaures qui dansent. Il y a un tiranosaure, etc. Il y a toutes les gens avec la régie ici. Il n'y a aucun moyen que vous puissiez prédire tous les détails au niveau du pixel de ce qu'il y a dans la vidéo si la caméra commence à tourner. Qui aurait pu prédire ? La majeure partie de loin de l'information qu'il y a dans une vidéo ou dans n'importe quel signal du monde réel est imprédictible. Donc, si on essaie d'entraîner un modèle génératif à halluciner ce qui n'est pas prédictible, il ne marche pas très bien à la fin. Et donc, l'idée cruciale sur laquelle on travaille pour les world models qui s'appelle JEPA, Joint Intermediate Predictive Architecture, en français, architecture prédictive d'enchassement joint. C'est joli. Enchassement. Qu'est-ce que tu fais, j'enchasse ? Non, c'est beau. C'est beau, c'est beau. Donc, l'idée de ça, c'est qu'on entraîne un système à trouver une représentation abstraite du signal d'entrée, disons, la vidéo que l'information qu'on peut prédire et qui élimine tous les trucs qu'on ne peut pas prédire. Et ça, c'est absolument crucial pour tout un tas de raisons. On pourra revenir là-dessus si tu veux, mais un peu technique ou philosophique. Donc, c'est l'idée de JEPA, c'est rien d'autre. Donc, ça remplace une architecture générative qui prédit tout, en fait, tout. Et pour des tokens discrets, ça marche parce que c'est facile de gérer l'incertitude dans la prévision. Tout l'espace est fini. Tu n'as qu'un nombre fini de tokens, tu peux prédire une probabilité pour chaque token possible et puis ensuite, par prédiction autorégressive, avoir une estimation pas trop bête d'une probabilité d'une séquence. C'est comme ça que marchent les LLM. Mais si c'est un monde continu et bruité, ça ne marche pas du tout, mais alors pas du tout. Donc, ça veut dire qu'on ne peut pas utiliser d'IA générative pour le monde réel. Alors, quand je dis à tout le monde abandonner l'IA générative, je ne me fais pas avec des amis, disons. Mais c'est un objectif, abandonner l'IA générative pour prédire pour des modèles du monde ou une intelligence de type humaine. Voilà, si on veut des systèmes qui comprennent le monde réel, le monde physique, qui est beaucoup plus compliqué avec la langue ou que le code, il faut effectivement des modèles non génératifs. Est-ce que tu peux expliquer en, je ne sais pas, 30 secondes vraiment pour nos auditeurs, c'est quoi un world model et c'est quoi, enfin, qu'est-ce qui n'est pas un world model ? Bonne question. En fait, quand les gens, tu leur parles de machine learning, d'IA, de générative, diffusion, et puis, world model, c'est quoi ? En quoi c'est différent et en quoi c'est similaire ? Ouais, alors, world model, c'est en train de devenir un espèce de buzzword. C'est bien le problème. C'est pour ça que si tu peux définir, c'est quand même vachement mieux. Et il y a plein de gens qui veulent dire des choses différentes par la phrase world model. Et en fait, il y a plein de boîtes qui disent qu'ils en font, mais en fait, qu'ils en font pas. En fait, c'est un peu la blague habituelle. Bon, on est en français, donc on peut dire des blagues de mauvais goût. Surtout, surtout. Ça reste en France. Ouais. World model, c'est comme le sexe chez les adolescents. Le teenage sexe. Le teenage sexe, c'est-à-dire que. tout le monde en parle, personne ne le fait. C'est plus compliqué que ça. Ah oui. Tout le monde en parle, tout le monde dit qu'il le fait. Ah oui. Mais en fait, personne ne sait ce que c'est et personne ne le fait. Ah oui, il y a différents niveaux de profondeur. "Ça reste en France !" Donc c'est quoi ? Donc c'est quoi ? Alors, étant donné l'état du monde à l'instant T. et étant donné une action que j'imagine prendre, puis-je prédire l'état du monde à l'instant T plus 1 après que j'ai. exécuté cette action. Donc ça veut dire que c'est de la physique potentiellement ? Ça veut dire comprendre la 3D ? Comprendre... Non, pas forcément. Ça peut être n'importe quoi parce que ce n'est pas forcément de la 3D. C'est abstrait en fait. C'est complètement abstrait. Si on joue à un jeu vidéo 2D de plateforme comme il y a ici, c'est pas de la 3D. Un grand jeu. Un grand jeu. Ce n'est pas de la 3D. Mais on se construit aussi... Donc ça peut être... Est-ce qu'on peut dire que c'est le passage de la corrélation à la causalité ? On peut, mais il n'y a pas vraiment de méthode très sophistiquée pour établir la causalité. C'est juste état, action, état suivant. Ça ne veut pas dire que j'ai fait un moteur de jeu vidéo. Non. Alors pas du tout, pas du tout, parce qu'on ne va pas produire des pixels. On va... Tu vas produire une représentation abstraite du monde. Une représentation abstraite du monde. Après, tu dois, entre guillemets, si tu veux faire des pixels ou de la vitesse ou un courant électrique ou n'importe quoi. Il n'y a pas du tout de token, il n'y a pas de discretisation n'y a du tout. Et ce n'est pas quelque chose... On a un world model dans la tête, mais c'est le cas aussi de notre chat ou même d'un rat parisien. Mais du coup, une question que je me pose, c'est que tu dois du coup... Il faut le créer, ce modèle abstrait dans l'espace latent. Oui. Et donc, tu as un sujet quand même de... Alors, dans les LLM, on appelle ça la tokenisation, mais finalement, tu as un sujet de transformation et du coup, d'interprétation. Peut-être d'abord d'acquisition. puis de couches successives d'interprétation pour finir un espace latent. Oui. Sur lequel, après, tu peux travailler. Sur lequel tu peux faire... Avec lequel tu peux faire des prédictions. Et surtout, en plus, j'imagine qu'il y a un nombre infini, mais en tout cas un nombre important de chemins entre. .. si je dis que je prends la tasse et que je vais l'amener là, je peux faire ça, je peux faire ça. Il y a une distribution de probabilités. Non, ce n'est pas des probabilités, forcément. Même pas ? Non, pas du tout. Non, mais par contre, c'est la physique intuitive qu'on apprend quand on est bébé, que tous les animaux apprennent aussi. Ils ont tous un role model aussi dans la tête qui leur donne la capacité de planifier. et qui permet de nous dire si je pousse sur ce verre, à la base, il va glisser. Si je pousse en haut, il va peut-être glisser, peut-être basculer, je ne sais pas, ça dépend de la friction du truc. Si je pousse, avec la même force sur la table, elle ne va pas bouger. Il y a tout un tas, en fait, on apprend une quantité de connaissances, de compréhension du fonctionnement du monde dans les premiers mois de la vie qui est absolument incroyable. et c'est ce qui nous permet à la fin, quand on arrive à l'âge de 4 ou 5 ans, d'accomplir tout un tas de tâches qui seraient hyper complexes pour un robot que la plupart des robots ne sont pas du tout capables d'exécuter, encore moins d'exécuter sans être entraîné explicitement à les faire et puis qui permet à un gamin de 10 ans de se comporter quasiment comme un adulte dans tout un tas de situations ou un adolescent de 17 ans d'apprendre à conduire en une quinzaine d'heures de pratiques. On ne sait pas faire ça. C'est ton compte. Il prend à chaque fois, tu lui donnes tout et il le fait tomber pendant quelques mois de sa vie. C'est pour voir. Il entraîne son modèle de représentation. Ou ton chat, il prend le verre et il fait tomber ton verre une fois. Ça, c'est juste pour faire qu'il n'y ait pas un verre de modèle. C'est juste pour savoir qu'il est le patron. Du coup, ça veut dire qu'il y a une forme associée à ça qui est un peu d'empirisme et plutôt que de théorisation ou de découverte des règles mais de manière complètement abstraite, pas du tout quantifiable. Non, mais surtout qu'un rat ou un chat est capable de faire. Donc, ce n'est pas comprendre la physique en écrivant des équations. C'est ça. C'est comprendre la physique intuitive par expérience, par observation et en fait, c'est beaucoup plus complexe mais ça permet de modéliser des phénomènes beaucoup plus complexes que ce qu'on peut modéliser en écrivant des équations. Par exemple, il y a certains cas où je pourrais écrire des équations mais c'est complètement inutile. Par exemple, si je voudrais prédire ce qui va se passer entre nous dans une minute, ce que je pourrais faire, c'est mesurer la fonction d'onde de l'univers dans un kilomètre cube autour de nous et ensuite faire une grosse simulation quantique de tous les états de tous les électrons de toute la théorie quantique des champs machin tous les spins tout ça ça simulerait nos cerveaux et ça fait l'intérêt de prédire ce qu'on va raconter dans une minute. Des bêtises quoi. Et ça marcherait. Et alors ça marcherait mais c'est une fois. C'est pas possible parce qu'on ne peut pas mesurer d'abord la fonction d'onde de l'univers deuxièmement en fait ça ne ferait pas une prédiction exacte parce que. ce cube de l'univers est en interaction avec le reste de la galaxie et même du reste de l'univers à cause d'intriguements donc ça ne serait pas possible en fait il y aurait des phénomènes imprédictibles qui se passeraient donc très vite la simulation divergerait de la réalité à cause du fait qu'on ne peut pas modéliser tout ça et puis bon il faudrait un ordinateur quantique la tête de la galaxie pour faire ça donc c'est pas la peine. Bon alors qu'est-ce qu'on fait on invente des abstractions l'abstraction qui est au-dessus de la théorie quantique des champs c'est la théorie des particules élémentaires ou la théorie atomique. ou la chimie les molécules etc. la biochimie peut-être mais même ça on ne va pas simuler nos cerveaux avec la biochimie c'est pas possible on ne sait pas le faire et ça serait trop compliqué donc au-dessus de ça il y a quoi les organelles dans les cellules les cellules. les organes les organismes et puis en fait le bon niveau pour simuler ce qui va se passer peut-être prédire un petit peu ce qui va se passer dans une minute c'est la psychologie. et qui est un niveau de description de l'univers enfin de la réalité qui est plus dense en information peut-être qui est beaucoup plus abstrait donc qui ne contient pas tous les détails du mouvement de toutes les molécules mais qui par contre permet de faire des prédictions à plus long terme mais ça veut dire que quand je fais un world model il faut que je réfléchisse à quel niveau d'abstraction sur lequel je vais travailler c'est-à-dire que donc en fait c'est-à-dire que c'est pas je vais prendre je fais du world model donc je prends trois quatre dimensions l'espace-temps etc. donc là je choisis une abstraction qui va être en fait non c'est plus compliqué que ça parce qu'il faut que le système non seulement choisisse le niveau d'abstraction mais apprenne la bonne représentation d'accord ah oui donc tout le génie tout le choix c'est là-dessus c'est-à-dire c'est apprendre des représentations du monde qui permet de faire des prédictions il y a des milliers de types de world model c'est possible plein plein plein mais en fait quand on réfléchit c'est c'est la base du deep learning le deep learning tout le problème du deep learning et ce qui m'obsède depuis 45 ans c'est c'est c'est comment trouver des bonnes représentations du monde qui permet de faire des prédictions alors jusqu'à présent on savait faire ça pour la perception très bien le deep learning on empile les couches on entraîne un truc à reconnaître des images de la parole etc ou prédire le next token dans un texte ça marche très bien parce que prédire le token suivant c'est apprendre les classifications en fait donc ça marche très bien pour ça pour apprendre des représentations hiérarchiques pour une tâche particulière apprendre une tâche supervisée ou auto-supervisée dans le cas des LLM mais comment faire ça de manière plus générale pour des modèles du monde dans lesquels on ne veut pas simplement. trouver une représentation qui permet de. reconnaître des images ou quelque chose mais qui soit conditionnée sur les actions donc qui permet de prédire ce qui va se faire et à la fin ça nous donne une représentation abstraite non pas seulement d'observation du monde mais aussi d'action le tout problème c'est comment agir les gens parlent de système agentique en ce moment c'est aussi un gros buzzword c'est un gros buzzword cette année passée et je ne comprends pas comment les gens peuvent penser s'imaginer qu'ils vont construire des systèmes agentiques qui vont marcher. sans que ces systèmes aient la capacité de prédire les conséquences de leurs actions. c'est complètement débile ça ne peut pas marcher c'est tout simplement une hallucination collective alors si ça peut marcher de la même manière qu'on peut prendre un petit mec qui ne connaît rien à la cuisine et lui faire appliquer une recette d'un grand chef je ne me sens pas visé du tout derrière la cuisine je me sens visé tout d'un coup n'importe qui peut apprendre à faire une recette de cuisine à condition de suivre la recette donc les systèmes agentiques à l'heure actuelle sont entraînés à suivre des recettes mais en fait quand ils font une bêtise ils ne le savent pas et le petit mec il vient d'apprendre à faire une sauce compliquée des fois ça ne marche pas il ne sait pas pourquoi. c'est ça la fondamentalité c'est que le jeu c'est d'avoir le plus de recettes possible. mais sans vraiment comprendre l'interaction des ingrédients entre eux on sait juste tu l'as bien aujourd'hui quand tu utilises Claude ou ChatGPT le nombre de fois il te raconte un truc tu lui fais poser les questions après et tu te rends compte qu'en fait il t'a raconté n'importe quoi et il se rend même compte lui-même. il y a des grands débats tu sais sur les histoires d'en fait d'aller récupérer de l'information pour entraîner des modèles de workflow d'entreprise et que du coup c'est empiler les recettes et puis somehow on a une fonction de moyenne au milieu et ça se passe pas trop mal mais l'intelligence c'est pas ça c'est le savoir c'est pas l'intelligence ça c'est le savoir voilà donc c'est la reproduction d'un savoir comment dire procédural empirique empirique mais qui existe déjà qui a été développé par quelqu'un d'autre comme l'apprenti cuisinier qui applique la recette. mais qui crée la recette. et l'intelligence c'est pas une collection de connaissances. ou une accumulation de connaissances déclaratives c'est même pas une collection de compétences sur lesquelles on a appris les recettes c'est plutôt la capacité à inventer de nouvelles recettes ou quand on fait face à un problème nouveau à s'y adapter très vite comme apprendre à conduire en une quinzaine d'heures où la première fois qu'on fait face à un problème nouveau on peut grâce à notre world model trouver une séquence d'action qui va accomplir la tâche juste une question mais est-ce qu'il n'y a pas parce que je les vois venir dans les commentaires est-ce qu'il n'y a pas on va dire un entre deux mais en tout cas pour évacuer le sujet des perroquets stochastiques en fait tu vois de dans le pour l'exemple d'LLM dans les tokens il y a une forme d'information qui. à l'échelle existe non plus sous forme discrète de tokens mais dans l'espace latent c'est-à-dire que soit que ce soit des règles les patterns enfin tu vois tout ce qu'on peut imaginer et donc l'interaction entre eux. existe dans l'espace à temps et que donc du coup tu vois c'est plus que on va dire le rabâchage de patterns mais que à force à l'échelle somehow on arrive à étonner ça y est somehow on arrive à. il arrive à se dessiner si tu veux voilà une forme de règle oui et que donc en fait tu vois l'interaction je ne sais pas moi si on met du Sucre c'est plus sucré ça n'apparaît ça n'apparaît pas dans le texte précisément mais dans l'espace latent ça finit par se dessiner en tout cas se décrire quoi et que donc du coup en fait quand ça redescend. bah du coup tu vois on arrive à retrouver une forme d'intelligence quoi alors oui et non. en sens que le problème du LLM c'est que la seule communication d'information d'une étape de calcul à une autre c'est à Travers un token ah voilà discret ça reste pas dans l'espace latent c'est 3 octets ouais d'accord ok un token c'est 3 octets en gros même pas donc donc tu produis un octet tu fais tu déplaces ça dans le contexte d'entrée et donc l'information qui est communiquée entre une étape de calcul et la suivante c'est. un symbole qui est stockable dans 2 ou 3 octets et si c'était l'espace latent qu'on réinjectait alors il y a des gens pour que la discrétion soit faite de manière asynchrone donc on va essayer de faire ça par exemple à mon avis la meilleure correcte de faire ça c'est JEPA - Quelle chance! - C'est l'idée c'est l'idée tu fais la prédiction dans l'espace latent. et tu essaies jamais de reconstruire l'espace entré parce que si l'espace entré est sur des données naturelles c'est pas possible d'accord pour les tokens tu pourrais si tu es du texte des séquences tu peux effectivement retourner dans l'espace original alors il y a des modèles comme ça un peu bâtards entre les deux qui essaient de faire la prédiction au niveau de la présentation mais qui sont quand même entraînés à la fin pour prédire les tokens donc tu as des modèles comme les state-space models par exemple dans lequel la dynamique interne et linéaire ce qui est un peu limité et puis des modèles comme coconut il y en a deux ou trois comme ça dans lequel tu as un petit peu de prédiction dans un espace non discret mais à la fin on discrétise quand même d'accord et à la fin bon c'est un peu des LLM sinon l'autre méthode pour sortir un peu du carcan de la prédiction auto-aggressive de symboles c'est tu te débrouilles pour que ton système produise plein de séquences de symboles possibles et puis ensuite tu en as un deuxième qui les évalue et qui te sort la meilleure c'est un peu comme ça que marche le système de génération de code mais c'est une forme de quantisation du coup parce que tu quantises l'espace latent non c'est une forme de raisonnement c'est une forme de recherche d'accord le raisonnement c'est un autre sujet complètement différent mais le raisonnement. ne peut pas être ne peut pas se faire par prédiction auto-reggressive c'est à dire quand on raisonne on le fait pas en produisant des mots les uns après les autres on réfléchit on interne dans notre espace latent ça reste dans l'espace latent ça reste dans l'espace latent on manipule des modèles mentaux etc donc par exemple je suis sûr qu'il y a plein de geeks qui nous regardent mais bon c'est un niveau de maths de terminale ça va je vous dis je pose la question donne moi une famille de trois vecteurs dans le plan. qui sont linéairement indépendants. alors tu réfléchis. c'est quoi ta réponse alors moi faut pas me demander moi je j'ai vu trois vecteurs dans le plan en deux dimensions ah en deux dimensions dans le plan dans le plan qui sont linéairement indépendants donne moi une famille de trois vecteurs indépendants non indépendants indépendants ah pardon on a bien fait de ne pas trouver de solution oui vous avez bien fait mais ce qui est intéressant c'est le processus mental donc la plupart des gens je sais pas si c'est le cas pour vous mais la plupart des gens certainement beaucoup de gens qui nous écoutent on se représente une espèce d'image mentale de la situation ah bah oui et puis on se dit là là et puis tous les autres en fait c'est une combinaison des deux autres bah oui donc c'est pas possible t'as hésité à répondre mais t'avais la réponse déjà à cause de cette image mentale on manipule l'image mentale d'accord il y a bien sûr une autre manière de faire ça qui est de dire ah mais nous il y a un théorème qui te dit que tu peux pas avoir plus de n vecteurs en dimension n qui sont indépendants. mais personne fait ça tout le monde commence par l'image mentale donc c'est cette histoire de modèle mental du monde qui est importante alors maintenant en maths en particulier et aussi pour l'écriture de code et peut-être pour le texte légaux je sais pas quoi une grande partie du raisonnement peut être fait dans le domaine des symboles quand on fait des maths on fait des dérivations on manipule les symboles et une partie du raisonnement qui en fait résulte de la manipulation de symboles quand on écrit du code très souvent on commence à écrire le code et puis ça nous éclaire sur la formulation en fait les abstractions qu'il faut utiliser etc donc ce sont des domaines le code et les maths dans lequel la manipulation de symboles est le substrat du raisonnement en tout cas un substrat possible du raisonnement pas tout ce sont les deux applications pour les LLM je crois vraiment bien oui alors du coup moi j'ai une question parce qu'il y a un an un an et demi maintenant t'en avais parlé aussi mais je parlais beaucoup tu sais des raisonnements justement en espace latent et j'avais dit je pense que le truc dans un an ou deux ans ça va être dans le cas des LLM en tout cas que le reasoning va se faire en espace latent on est un an et demi après il se fait toujours en token et deuxièmement les raisonnements basés sur l'énergie donc du coup l'idée de minimiser en fait l'énergie mais tout en restant dans l'espace latent alors moi j'ai essayé avec ZML de réinjecter l'espace latent ça marche pas du tout mais du coup à ton avis là puisqu'on est là dessus pourquoi c'est pas quelque chose qui est poussé parce que ça pourrait être de mon point de vue ça pourrait être un win enfin en tout cas un gain incrémental on resterait quand même dans le monde des LLM où tout le monde est content mais on aurait quand même des raisonnements plus intéressants parce que là aujourd'hui c'est vraiment brut forcé - la vraie question c'est comment faire marcher, c'est à dire le truc qui a vraiment un peu surpris tout le monde après les Transformers c'est quelles architectures utiliser qui vont vraiment marcher au début c'était des architectures encodeur-décodeur à la BERT. où tu prends un bout de texte tu fais passer dans un encodeur avant ça tu masques certains mots du texte et puis tu entraînes un gros réseau neurone encodeur-décodeur. dans lequel le décodeur est autorégressif après dire les mots qui manquent et puis finalement on s'est aperçu que pour vraiment passer à l'échelle et faire marcher un truc bien il fallait enlever l'encodeur et juste entraîner un décodeur. et ce décodeur tu ne l'entraînes pas en prenant une séquence de symboles et en enlevant en masquant des entrées tu construis l'architecture de manière à ce qu'elle soit strictement causale c'est-à-dire que pour prédire une sortie tu ne peux pas regarder le token d'entrée correspondante tu ne peux regarder que ceux qui sont à sa gauche. donc l'architecture du système elle-même fait qu'il y a une espèce de masquage implicite que quand tu lui donnes une séquence il ne peut regarder que la première moitié de la séquence pour prédire un token et en fait donc ça c'est l'architecture GPT. et tu entraînes simplement ce truc à reproduire son entrée sur sa sortie d'accord. c'est un auto-encodeur en fait un GPT d'accord ok qui ne se dit pas mais c'est un auto-encodeur et dans les world models tu as aussi des différentes architectures qui ont des encodeurs il y en a qui n'ont pas d'encodeurs alors dans les la manière correcte de faire des world models c'est la même chose c'est-à-dire tu prédis une c'est pas un token mais un vecteur quoi ok à partir de de ce qui précède mais tu fais ça dans un espace d'implantation c'est-à-dire qu'il y a d'abord une couche qui prend la séquence qui l'encode et ensuite c'est cette séquence que tu fais passer par un truc un peu à la GPT enfin qui est en tout cas strictement causal que tu peux entraîner ça veut dire que cette séquence devient un vecteur. c'est pas une succession de vecteurs comme dans le cas d'un LLM alors c'est une succession de vecteurs mais pas une succession de tokens ah oui d'accord. t'as pas besoin de tokeniser tu peux prendre la vidéo et donc aussi donc t'as le même tu fais un encodeur tu retravailles dessus t'as un encodeur qui te produit une séquence si l'entrée est une séquence ça produit une séquence aussi. de représentation de chaque entrée qui chacune d'ailleurs peut prendre plusieurs entrées une fenêtre donc si tu donnes de la vidéo par exemple ton encodeur peut prendre je sais pas 16 ou 64 trames d'entrée et te produire une représentation pour ça qui est pas forcément un vecteur qui elle-même peut être un torseur d'accord ok voilà et ça c'est un. c'est un un objet dans la séquence. et cette séquence tu entraînes une architecture qu'on appelle un prédicteur qui est strictement causal à reproduire simplement l'entrée sur sa sortie parce que justement dans le papier le world model que tu as publié c'était quoi c'était en 2025 justement tu parles un peu de ça en fait donc si on comprend bien le papier il y a un espace latent il y a une analyse de la situation et ça tord un peu ou ça fait une projection de l'espace latent sous un sous-espace latent un peu les poids sont un peu sont un peu modifiés ou en tout cas projetés et là c'est drôle parce qu'il y a une fonction une fonction gaussienne que vous appliquez moi je retrouvais la fonction d'onde tu vois la fonction d'onde en physique je me suis dit mais est-ce qu'il y a un lien ou absolument pas non il n'y a pas lien avec la physique de ce côté là enfin pas avec les fonctions d'onde pas avec la mécanique quantique en tout cas pas encore mais bientôt pas encore pas encore là dans la vidéo il y a le tien elle transforme les world models en quantiques et là dans un an il va accepter son prix Nobel et tout je vous remercie Mehdi Mejari parce que donc non pas de quantique ok voilà le problème voilà le problème qu'il faut résoudre quand on entraîne un JEPA et c'est un argument que les gens utilisent contre cette idée de JEPA d'accord c'est que il peut y avoir ce qu'on appelle en bon français un collapse ok le problème est le suivant on prend disons une partie d'une vidéo qu'on encode et puis la deuxième partie de la vidéo qu'on encode et puis on essaie d'entraîner un prédicteur à prédire la représentation de la deuxième partie en fonction de la représentation de la première partie le truc peut très facilement si on l'entraîne à minimiser l'erreur de prédiction. il peut décider d'ignorer l'entrée complètement et de produire des représentations constantes qui ne dépendent pas de l'entrée et donc là le problème de prédiction est trivial et donc le truc revient et te dit ton erreur de prédiction elle est à zéro tu as bien réussi mais en fait il ne marche pas parce que c'est un collapse tu as trouvé une bonne traduction c'est un effondrement un effondrement c'est pour ça que vous envoyez une gaussienne un peu pour créer différentes voies de différentes probabilités alors c'est là qu'on commence à creuser dans la tranchée de l'apprentissage auto-supervisé en joint embedding en chassement joint et c'est un truc sur lequel mes premiers papiers là-dessus datent de 1993 donc tu vois c'est pas 93 ? ouais ouais ah la vache t'avais quel âge en 93 t'avais quel âge ou j'avais 9 ans ok je t'explique au problème c'est très simple on avait ce problème à AT&T des gens qui sont Venus et qui se sont dit on voudrait bien stocker une signature. de quelqu'un qui Signe sur une tablette mais sur la bande magnétique d'une carte de crédit ils n'avaient pas de carte de puce à l'époque aux Etats-Unis. et il y a 80 octets sur une bande magnétique comment peut-on stocker la représentation d'une signature sur 80 octets alors ah idée sympa on prend un réseau de neurones un réseau convolutif où ils donnent la séquence des points quelqu'un qui signe et puis c'est un réseau convolutif et puis à la fin. on sort une sortie avec 80 sorties. 80 valeurs un vecteur à 80 dimensions qu'on va quantifier sur 8 bits voilà donc quelqu'un a fait une signature comment peut-on vérifier que cette signature vient bien de cette personne on va entraîner ce réseau de neurones. on ne sait pas a priori on n'a pas la collection de toutes les signatures de tous les gens donc il faut que ça marche pour n'importe quelle signature ce qu'on va faire c'est qu'on va entraîner un réseau de neurones pour que quand on lui donne deux signatures de la même personne ça nous sort le même vecteur de 80 composantes. et quand on donne une signature d'une personne et une signature d'une autre personne ou une signature d'une autre personne qui essaie d'imiter la première ça nous donne des vecteurs différents l'apprentissage est complètement trivial maintenant on appelle ça l'apprentissage contrastif mais ce que ça veut dire c'est tu mets deux signatures si c'est deux signatures la même personne tu as une fonction de coût qui dit attire tous ces deux vecteurs l'un à l'autre d'accord. si tu fais que ça ça collapse d'un effondrement parce que le truc ignore complètement l'entrée te produit un vecteur Constant. donc tu as des exemples contrastifs qui sont des signatures qui sont différentes nos séquelles sont différentes et là tu repousses les deux vecteurs l'un de l'autre d'accord tu les éloignes les uns des autres d'accord ok donc ça c'est la production contractive c'est utilisé absolument partout aujourd'hui pour dans les LLM les LLM quand ils analysent une image en fait utilisent la plupart d'entre eux pas tous la plupart d'entre eux utilisent des des pipelines de perception qui sont entraînés avec une méthode qui s'appelle clip. qui est un truc qui a été proposé par par OpenAI il y a quelques années mais c'est en fait ça c'est la même chose c'est à dire que tu montres une image et au lieu de montrer une autre une autre image une signature. tu montres une description textuelle de cette image et tu dis je vais avoir un embedding du texte c'est un embedding de l'image si le texte est une bonne description de l'image je les rapproche les uns des autres et tu as des exemples contrastifs ou tu as une description d'une autre image. et là tu les repousses c'est un peu piloté par la loss function par la fonction de perte la fonction de perte qui a deux termes un terme attractif et un terme répulsif qui dit les trucs dont je sais qu'ils sont identiques sémantiquement je les rapproche et les trucs qui sont différents je les repousse il y a plein de manières de faire ça ça me fait penser peut-être que le côté contrastif ça me fait penser à ce que proposait Inton il y a quelques années alors il y a un modèle qui s'appelle SimCLR S-I-M-C-L-R qui est un truc contrastif et qui a été un des premiers. réseaux convolutifs contrastifs en fait qui donnait des performances raisonnables sur l'image nette moi en fait j'avais essayé de raviver la méthode de ce qu'on appelle ça les réseaux si à moi. avec des méthodes contrastives aussi au milieu des années 2000 avec deux étudiants à moi Sumit Chopra et et Raia Hadsel et qui ont inspiré pas mal de travaux après en fait le système de reconnaissance de visage qui était utilisé par Facebook jusqu'à ce qu'ils arrêtent de faire la reconnaissance de visage en fait était affiné avec ce genre de méthode donc tu montres deux images deux photos de la même personne les représentations sont attirées et puis deux photos de gens différents tu les repousses il faut que quand ça se ressemble ça converge et quand ça se ressemble pas ça diverge sinon tu as des faux positifs tout le temps sinon des faux positifs tout le temps où le truc collapse complètement donc CLIP, le C de CLIP, c'est contrastif moi j'ai une question sur comment on entraîne aujourd'hui les modèles c'est quoi c'est des vidéos j'ai vu des data sets la Robocasa c'est des robots qui sont dans des cuisines en 3D il y en a qui font avec des jeux vidéo avec des moteurs Unreal, ou Atari même j'ai vu des trucs, Minecraft, il y en a qui essaient d'entraîner les modèles avec Minecraft il y a des vidéos réelles du monde physique c'est comment on entraîne aujourd'hui un modèle du monde à la sauce JEPA. alors avant que je réponde à ces questions tu vas me la rappeler dans une minute il faut que je t'explique les alternatives aux méthodes contrastives les méthodes d'entraînement de JEPA ou de Joint Embedding donc de méthodes dans lesquelles il n'y a pas de reconstruction dans lesquelles il faut trouver un espace de représentation dans lequel tu peux faire des prédictions et éviter le collapse donc j'ai parlé des méthodes contrastives qui empêchent le collapse mais en fait elles ne sont pas efficaces c'est à dire que quand on essaie d'entraîner par méthode contrastive des représentations un peu complètes d'images ou de choses comme ça en fait on n'arrive pas à ce que la représentation remplisse un peu l'espace complet de représentation on a toujours des représentations un peu dégénérées et puis ça nécessite énormément d'exemples contrastifs donc il y a une autre série il y a deux autres catégories de méthodes. une qui sont des méthodes qu'on appelle par distillation. donc ils sont utilisés par des papiers qu'on a publiés qui s'appellent IJEPA VJEPA. BYOL qui vient de DeepMind et DINO qui vient de FAIR Paris. donc ça c'est des méthodes par distillation et puis il y en a eu d'autres avant, SimCLR etc. Pas SimCLR pardon, MoCo. Distillation... comme dans les LLMs ? Alors distillation c'est... la méthode de distillation c'est un truc un peu bizarre pareil tu as deux encodeurs donc tu prends une entrée et une autre entrée qui peut être une version corrompue de la première ou qui peut être un morceau différent de la vidéo etc tu les fais passer par des encodeurs qui sont identiques au niveau architecture et puis tu essaies de prédire la représentation de l'entrée originale à partir de celle qui a été corrompue ou transformée etc. et donc DINO marche sur ce principe. IJEPA aussi et la manière dont on empêche le collapse c'est qu'on ne rétropropage les gradients que d'un côté c'est-à-dire qu'il y a un côté où l'encodeur ne reçoit pas le gradient et ses poids ne sont pas mis à jour par gradient. et les poids de cet encodeur en fait sont une espèce de moyenne mobile sur le temps des poids de l'autre qui lui est entraîné et pour une raison mystérieuse ça ne collapse pas pourquoi mystérieuse ? mystérieuse parce qu'on n'a pas la théorie qui l'explique pas encore ça marche mais on ne sait pas pourquoi ça marche mais on ne sait pas pourquoi du vrai engineering comme on aime comme disent si ce n'est pas cassé il ne faut pas toucher la théorie c'est if I ain't broke don't fix it non non la recherche c'est on sait quoi mais ça ne marche pas et du engineering c'est ça marche mais on ne sait pas pourquoi alors qu'ici on est là ça ne marche pas ici ça ne marche pas on ne sait pas pourquoi alors il y a un ou deux papiers théoriques qui essaient d'expliquer que la dynamique d'apprentissage dans ce cas-là a des points fixes qui ne sont pas collapsés etc mais bon c'est un peu ce qu'il y a broke et bon il y a des inconvénients à utiliser ces méthodes mais elles marchent et elles marchent à l'échelle et donc les modèles de vidéo la VJEPA qu'on a entraîné sur d'énormes quantités de données ça marche très bien. mais ce n'est pas satisfaisant donc la méthode qu'on utilise dans le world model qui est une méthode qui s'appelle SIGReg ça veut dire Sketched Isotropic Gaussian Regularization et donc là tu vas nous le dire en français ah oui ça c'est une question régulation alors attends c'est quoi le premier régularisation par gaussienne par gaussienne isotrope mais le sketch il n'y a pas de mot français dessiné oui c'est par projection par projeté par par par dessin projeté par projection intersection. régularisation de gaussienne isotrope par par projection multiple ouais genre ça comme ça allez ça c'est une exclusivité pas mal non c'est français totalement c'est tout nouveau ça dit à 10 secondes c'est fraîchement sorti du four l'académie française vient et d'ailleurs est sur le coup il faut qu'on appelle on appelle les québécois on appelle l'office québécois la technologie ça fait partie d'une classe de technique en fait on en a découvert plusieurs et puis bien sûr Jürgen Schmidhuber dit qu'il a inventé ça en 1990 mais en fait il y a des papiers qui datent des années 80 de Geoffrey Hinton et de Sue Becker qui sont un peu basés sur l'idée qui est de dire si on a un truc comme ça qui ne reconstruit pas donc qui peut collapser on va essayer de maximiser la quantité d'informations qui sort des encodeurs on va essayer de trouver une mesure qui mesure la quantité d'informations. alors il y a un gros problème avec ça c'est qu'on ne sait pas mesurer l'information parce que pour mesurer l'information avec toutes les définitions il faut connaître la distribution de probabilités dans un espace continu de haute dimension essayer de trouver une distribution de probabilités à partir d'échantillons c'est un problème ultra compliqué qu'on ne sait absolument pas résoudre qui est mathématiquement intractable qui est plus compliqué que tout le machine learning donc ce n'est pas la peine. donc on ne sait pas calculer l'information on ne peut faire que des approximations et il y a un gros problème c'est que toutes les approximations qu'on peut faire c'est estimer les quantités d'informations dans une série de vecteurs. c'est que des surestimations. c'est que des bandes supérieures pas inférieures et on voudrait maximiser si on veut maximiser quelque chose et qu'on a une bande inférieure on pousse sur la bande inférieure ça pousse la quantité mais si on n'a que des bandes supérieures et qu'on tire dessus on ne sait pas du tout si ça va suivre alors on fait ça quand même et on croise les doigts donc c'est aussi un peu l'engineering c'est ça que j'adore mais il y a un peu des maths derrière quand même donc l'idée c'est comment faire en sorte qu'on fait passer une quantité d'exemples dans l'encodeur et puis donc ce qu'on va récupérer c'est une espèce de matrice pour chaque exemple on a un vecteur de représentation et puis pour tous les exemples qu'on a passés c'est une ligne donc on se retrouve avec une matrice chaque ligne il y a une augmentation d'un vecteur chaque colonne est une variable pour tous les exemples d'accord comment maximiser l'information qu'il y a dans cette matrice alors d'abord si toutes les valeurs sont égales il n'y a pas d'information donc il faut s'assurer que par exemple toutes les lignes soient différentes ça c'est une méthode contrastive une méthode contrastive tu dis voilà un exemple il y a un deuxième exemple il est différent fais en sorte que les deux augmentations soient différentes ça c'est une méthode contrastive les méthodes un peu nouvelles comme Cy c'est plutôt un peu l'inverse c'est-à-dire qu'on essaie de faire en sorte que les colonnes soient différentes. c'est-à-dire que chaque variable. véhicule une information différente d'accord alors on a eu une première idée tu peux pas le faire ça avec des rotations tout simplement alors tu peux faire ça en mesurant des corrélations donc on avait deux méthodes en fait la première méthode qui m'a un peu moi allumé qui m'a un peu convaincu que ces trucs-là pouvaient marcher qu'on a appelé qu'on a appelé Barlow Twins les jumeaux de Barlow d'accord Barlow c'est un un monstre de la des neurosciences théoriques anglais qui a basé beaucoup de ses théories sur les histoires de maximisation d'informations efficacité du codage etc c'était un post-doc qui travaillait avec moi à Meta qui s'appelait Stéphane Denis un français qui est maintenant prof en Finlande et l'idée en fait de décorréler les colonnes de cette matrice on les rendant orthogonales les unosons. donc ça a à voir avec rendre la matrice de covariance des données donc tu prends cette matrice tu la prémultiplies par sa transposée ça te donne une matrice de covariance et tu te fais en sorte pour qu'elle soit diagonale c'est-à-dire qu'il y a des 1 sur la diagonale des 0 et ça fait des variables qui ont toute une variance 1 et qui sont décorrélées maintenant décorrélées ça ne veut pas dire indépendant. donc on a une deuxième méthode qui s'appelait VC regularization (VICReg) variance covariance regularization qui est une méthode simplifiée de Barlow Twins qui marche très bien avec Adrian Bard qui est un ancien étudiant en doctorat résident à FAIR co-supervisé par Jean Ponce et moi. il n'a pas fini à Google lui depuis il est devenu chercheur à FAIR. et là depuis quelques semaines il est à AmiLabs - Ah! Trop bien! - Google ils ont eu Bard ils ont eu Bard c'est pour ça je me suis dit est-ce que c'est lui qu'a donné le nom ? est-ce que ça veut dire que le travail sur les world models c'est un travail un peu plus mathématique que les modèles de transformers, de diffusion, LLM est-ce qu'il y a une dimension ? diffusion il y a des maths aussi c'est plutôt la physique d'ailleurs la physique mais est-ce que ça veut dire que là tu as une dimension mathématique sur les espaces vectoriels un peu plus compliqués est-ce que ça veut disons qu'il y a il y a tout spectre il y a des théories théorie il y a des maths la théorie théorie qui n'est pas encore trop faite enfin si c'est plutôt Randall Balestriero qui est le premier auteur de pas LeWorldModel mais LeJEPA qui est le papier d'avant qui lui est pas mal branché sur l'aspect de ça il est aussi français il est prof à Brown il est aussi affilié à AmiLabs et donc il y a des maths et puis il y a effectivement l'ingénierie et du bricolage et du tournevis et puis il arrive à faire marcher... Alors l'idée de SIGReg c'est de dire on veut pas simplement décorréler les variables mais on veut les rendre statistiquement indépendantes et là c'est beaucoup plus compliqué. et on ne sait mesurer la dépendance statistique de deux variables enfin on ne sait mesurer la dépendance statistique que de deux variables d'accord ou même que d'une. en haute dimension c'est très compliqué. alors cette idée j'avais une idée vague et puis Randall en fait a. complètement a pris l'idée a couru à 100 km/h avec c'est de dire si on si on a une collection de points donc on peut voir cette matrice comme une collection de points dans un espace. comment faire en sorte de bouger ces points pour que à la fin il soit une distribution gaussienne isotrope c'est à dire qu'elle soit gaussienne dans toutes les directions avec la même variance et il y a un théorème qui dit que si une si une une distribution est gaussienne de cette manière là en fait c'est la distribution qui a le plus de contenu informationnel pour une variance donnée alors bon ça c'est pas un argument qui est très très fort mais c'est intéressant quand même et puis il y a un deuxième théorème qui est beaucoup plus intéressant qui dit que si toutes les projections donc on prend les points on les projette selon une dimension ce qu'on va obtenir c'est une distribution unidimensionnelle. si toutes les projections donc toutes les distributions marginales d'une distribution en haute dimension dans toutes les directions sont toutes gaussiennes. la distribution jointe est gaussienne donc idée on va faire plein de projections des points qu'on a et on va faire en sorte de bouger les points selon toutes ces directions pour que la distribution unidimensionnelle soit gaussienne et ça on sait le faire c'est-à-dire qu'on sait calculer en une dimension la distance entre une distribution empirique qui est donnée par des points. et une distribution idéale qui pourrait être gaussienne ou n'importe quoi. on peut calculer une distance et non seulement ça on peut calculer le gradient de cette distance donc ça veut dire qu'on sait dans quelle direction et de combien bouger chaque point. selon chaque projection de manière à ce que la distribution marginale dans cette direction-là soit gaussienne et dans celle-là soit gaussienne aussi et puis il y a un troisième théorème qui dit bon en fait tu n'as pas besoin de projeter sur toutes les dimensions si ta fonction est un petit peu rigide en fait tu n'as besoin que de un subset tu n'as pas besoin d'un nombre de dimensions exponentielles en fonction de la nombre de projections exponentielles en fonction de la dimension et donc ça ça marche super bien et puis il n'y a pas beaucoup de paramètres à ajuster etc mais ce n'est pas parfait ce qui manque. dans cette technique c'est le fait que on lui donne a priori. une dimension qu'il faut remplir avec les points. et il n'y a aucune raison que la distribution d'entrée en fait remplisse toutes ces dimensions donc il faudra une manière d'adapter les dimensions automatiquement que le système automatiquement découvre les dimensions intrinsèques de la variété qui contient toutes les données en entrée. d'une part et puis d'autre part il se peut très bien qu'on ne puisse pas réduire cette distribution à une gaussienne donc par exemple si je prends des images d'objets selon tous les angles possibles si je prends des photos à mégapixels de cet objet sous tous les angles possibles ok donc chaque image c'est un vecteur à un million de dimensions c'est un point dans l'espace d'un million de dimensions. la trajectoire suivie par par tous ces points à mesure que je fais tourner l'objet. c'est une trajectoire très compliquée dans cet espace à un million de dimensions. mais topologiquement c'est un cercle c'est un cercle parce que tu es capable de projeter orthogonalement sur chaque parce que tu sais que tu vas revenir à ton point de départ parce qu'une fois que tu as tourné 360 degrés tu reviens à ton point de départ on joue on joue d'accord on joue sur alors c'est c'est élégant c'est élégant oui c'est une trajectoire qui est horriblement tarabiscotée qui n'est pas du tout un cercle mais c'est topologiquement assimilable à un cercle c'est à dire que tu lui tires dessus sans rien casser et ça devient un cercle. maintenant si je le fais tourner comme ça. et comme ça. ça va être un truc un peu compliqué ça va être une sphère en fait enfin ça reste oui voilà c'est ça mais il y a une troisième dimension où je n'ai pas fait tourner et donc ça veut dire que celle-là elle est ouverte donc ça va être un tube un peu de cylindre en fait c'est un peu sur ce thème qui était les papiers de 2005-2006 avec mes étudiants Sumit Chopra, Raia Hadsell. Raia Hadsell qui est directrice de la recherche à DeepMind by the way donc... elle a bien raté sa carrière manifestement! non elle est incroyablement talentueuse. Donc en fait c'est des maths assez avancées de dimension élevée mais on retombe sur des choses qu'on connaît avec des pas des tricks mais avec des formes ou de la géométrie - Bah conceptuellement en tout cas avec la géométrie - mais il y a des problèmes sur lesquels on travaille en ce moment qui est comment modifier SIGReg et des choses similaires pour que le système découvre automatiquement la topologie des données d'entrée. et la dimension intrinsèque on a quelques idées là-dessus on a des trucs qui marchent à moitié mais il y a encore du boulot à faire c'est pas un problème résolu le Le temps passe vite il nous reste trois petits points Il y en a un: données d'entraînement. Aujourd'hui les données d'entraînement on voit plein de vidéos on voit des entreprises qui obligent les gens à mettre des casques pour s'enregistrer avec les mains, on voit des gens qui génèrent des vidéos de la vie de tous les jours des balles de tennis qui tapent dans tous les sens on voit des labs qui se font avec où il y a besoin on donne les X, Y, Z avec la force en Newton pour vraiment nourrir les modèles donc là vraiment très supervisé on voit des jeux vidéo de la 3D voilà aujourd'hui c'est quoi l'écosystème un peu de et qu'est-ce qu'il faut pour les jeux pas modèles alors la raison pour laquelle les gens utilisent des jeux vidéo pour entraîner des modèles ça se fait beaucoup à DeepMind par exemple et puis il y a eu d'autres gens qui croient à ça. la raison pour laquelle ils utilisent des jeux vidéo c'est que les jeux vidéo. les données étant synthétiques qui captulent dans tout l'état du monde tu peux prédire des pixels. c'est-à-dire qu'il n'y a il n'y a pas l'incertitude qu'il y a dans le monde réel ou prédire des pixels c'est pas complètement débile. et donc ça fait qu'on peut utiliser des modèles génératifs un peu classiques pour entraîner des modèles du monde par prédiction de pixels mais ça ne marche pas pour la vraie vidéo mais est-ce que c'est pas celui qui a perdu ses clés devant chez lui dans le noir et qui va sous le réverbère parce que c'est éclairé et qu'il les cherche sur place c'est un peu ça quand même c'est parce qu'ils fonctionnent en pixels qu'ils génèrent des pixels voilà et ça ne marche que pour les jeux vidéo en gros. donc c'est l'une des raisons pour lesquelles les gens se mettent sur les vidéos ou sur des vidéos de simulation de robots enfin des trucs synthétiques parce que là il n'y a pas toutes les textures impossibles et le bruit qu'il y a dans le monde réel il n'y a pas aussi une histoire de capture de l'état du monde complet parce que dans les jeux vidéo tu peux capturer le monde à l'unité de granularité que tu veux ouais mais c'est pas un problème de capteur on a tous les capteurs qu'on veut nous on n'apprend pas comme des jeux vidéo enfin la thèse c'est de dire si on fait des modèles qui apprennent comme on apprend comme un chat apprend comme un enfant apprend comme un adulte apprend nous on n'a pas besoin de connaître tout l'état du monde est-ce que tu peux devenir un bon jeu vidéo grâce à ça pour Elon ça pourrait être cool il a besoin de payer des gens par exemple il y a un truc c'est qu'à un moment donné tu dois quand même revenir pas pour tout évidemment mais revenir quand même il y a une équation dans pas mal tu vois tu apprends la physique en lançant une balle alors après tu apprends dans la gueule comme ça tu l'offres combien mais tu reviens finalement est-ce que tu reviens quelque part à une équation une vraie équation mathématique ou quelque part on n'en a rien à foutre en fait c'est ça le chat il ne comprend pas les équations le chat de Schrödinger il comprend les équations mais pas les deux est-ce qu'il y a une équation pour créer de la donnée pour justement injecter dans le modèle chaque gouttière a un très très très bon modèle prédictif de sa propre dynamique. il retombe sur ses pattes il ne connaît pas les Noël Newton. enfin il ne les connaît pas mais il les connaît c'est-à-dire qu'il a sa représentation mais il ne sait pas c'est-à-dire que c'est la place qui dit je n'ai pas eu besoin de cette hypothèse voilà exactement d'accord mais il n'a pas besoin d'écrire un petit nombre d'équations qu'il peut intégrer etc par contre il a un modèle il a un modèle phénoménologique de sa propre dynamique qui est incroyablement plus compliqué que tout ce qu'on peut écrire sur la dynamique d'un robot parce qu'il y a l'élasticité des tordons des muscles des machins enfin c'est hallucinant complexité on ne sait pas le faire on sait écrire les équations dynamiques d'un robot humanoïde et c'est parce que toutes les articulations sont très stif on connaît les caractéristiques de tous les actuateurs on a mis du bruit bien sûr aussi et c'est comme ça toutes les démos qu'on voit de robots humanoïdes qui font du kung fu c'est parce qu'on peut écrire les équations de la dynamique on ne connaît pas tous les coefficients donc on a juste ça par reinforcement learning ou par simulation mais tout ça c'est pré-calculé et là on le voit derrière des vidéos de robots qui font des démonstrations puis qui tapent des gens dans le public parce qu'ils n'ont pas la personne ils n'ont qu'à pas voir public aussi t'es mignon toi mais ça fait penser à le joueur d'échec Capablanca il disait moi je calcule qu'un seul coup elle avance mais c'est toujours le meilleur coup ça fait un peu pour ça ça veut dire que presque l'équation physique en fait perd l'information puisque c'est une simplification voilà c'est ça d'accord de toute façon oui j'ai envie de te dire c'est un modèle c'est un modèle du monde oui mais là du coup ce qui est hyper intéressant c'est qu'en fait c'est pas un modèle parce que quand on parle de modèle du monde il y a un côté un peu tu sais enfin en tout cas je parle pour moi émotionnellement d'objectivité quoi c'est à dire que tu modèles le monde alors qu'en fait au contraire là tu prends l'exemple du chat comme tu dis il modèle le monde dans son propre référentiel avec ses propres contraintes l'élasticité la condition physique si il a une personne de confiture attachée sur son dos finalement c'est très subjectif par exemple j'ai deux hobbies. un c'est la voile et l'autre c'est fabriquer des petits avions ok et dans ces deux trucs là très vent quoi très faut pas qu'on te parle de Kyber très aérien très aérien des expériences qu'on va faire chez Kyber parce que quand tu fais la voile en tout cas moi quand je fais la voile pour régler les voiles j'ai une espèce de. pseudo simulateur dans la tête du l'écoulement de l'air derrière la voile si je borde trop il va y avoir des turbulences derrière au-delà de 120 degrés ça marche pas machin machin enfin j'ai ça un peu dans la tête c'est le problème il n'y a pas besoin il n'y a pas besoin parce qu'il y a un modèle phénoménologique qu'on a dans la tête on sait qu'il faut aborder le foc un petit peu un petit peu plus pour faire coller les machins derrière la grande voile etc etc on sait qu'il ne faut pas aller complètement en voie arrière avec un multicoque parce qu'on va moins vite que si on va un petit peu et qu'on garde le flot laminaire et tout et c'est grâce à une espèce de modèle mental pareil si je suis en train de construire un avion télécommandé je fais un profil un profil d'elle c'est un peu à la louche je ne vais pas faire la simulation de fluide sur le machin mais bon je sais à peu près quelles sont les caractéristiques et tout mais c'est pareil il y a une espèce de simulation mentale de ce qui se passe les modèles MuZero, PlaNet, Dreamer ils sont dans cette idée de tout simuler en avance avec beaucoup de paramètres non ? c'est pas un peu ça leur modèle ? alors je vais y venir dans une seconde alors donc tout ça. c'est grâce à un modèle phénoménologique d'un phénomène très compliqué collectif qu'on pourrait en principe réduire à quelques équations mais qui est hyper compliqué donc ce que font les gens qui font chez Dassault qui font les rafales et tout ça ils font la simulation de fluide d'écoulement de fluide autour des avions par ce qu'on appelle CFD Computation Fluid Dynamics ça consiste à dire je prends un volume je découpe le volume en petits cubes et dans chaque cube je modélise l'état de l'air là-dedans par une vitesse. une densité température viscosité etc et ça c'est une abstraction parce qu'en fait le phénomène sous-jacent c'est des molécules d'air qui se collent les unes contre les autres et qui se collent sur l'avion donc en fait on oublie on abstrait complètement on élimine les positions et vitesses des molécules d'air ça sera trop compliqué à simuler de toute façon ça ne collerait pas à la réalité. on fait une abstraction qui sont on découpe l'air en petits cubes et ensuite on résout les équations de Navier-Stokes. et ça c'est une représentation de la réalité qui est plus ou moins incorrecte quand il y a des turbulences ce n'est pas forcément exactement correct mais c'est suffisant mais à la fin ce qu'on veut ce n'est pas ça ce qu'on veut c'est une portance une traînée d'ailleurs ma planète donc Daniel Jerafner je connais depuis longtemps et il est parti d'Iman d'ailleurs il a sa boîte donc lui il fait la prédiction dans un espace de représentation. mais le problème à mon avis qui n'est pas la bonne manière de le faire c'est qu'il entraîne l'espace de représentation avec un auto-encodeur avec un VAE en fait donc donc tu prends une trame d'entrée tu l'auto-encode tu réalises l'information la représentation pour que ton auto-encodeur colle à ce pas justement et puis ensuite tu utilises l'encodeur pré-entraîné. avec un prédicteur pour faire un modèle du monde. c'est la bonne direction mais c'est pas un JEPA pur parce qu'il fait pas l'entraînement end-to-end. - Amilab donc c'est une boîte basée en France une boîte internationale vous avez des bureaux - c'est une boîte globale globale since day one comme on dit depuis le jour 1 mais alors il y a une question c'est de pourquoi la France pourquoi Paris voilà la question c'est est-ce que parce que c'est toi qui as entraîné toute la génération avec le lab FAIR Meta tu as vu qu'en France il y avait ce qu'il fallait puis tu t'es dit qu'en fait il y a tout ce qu'il faut ici pour que ce soit prospère quelles étaient les raisons on va dire rationnelles de faire Amilab ici ? plusieurs raisons la première raison c'est qu'il y a beaucoup de talent en Europe et en France en particulier ou de talent ailleurs dans le monde qui serait tout à fait prêt à venir à Paris il y a des pires conditions il y a pire parce que bon une partie de l'équipe qui a travaillé sur tous ces projets de JEPA etc qui est en France. une autre qui est au Canada une autre qui est à New York. donc l'ouverture de ces trois sites Paris, New York, Montréal avait du sens à cause du fait que l'équipe était là. on a aussi un labo à Singapour la raison du labo à Singapour c'est pour d'abord on a des clients des investisseurs asiatiques on veut pouvoir leur parler localement il y a beaucoup de talent à Singapour beaucoup qui viennent de Chine mais aussi beaucoup local et puis surtout avec les politiques d'immigration stupides de l'administration Trump il y a pas mal de Chinois qui voudraient partir de Chine mais qui peuvent plus aller aux Etats-Unis et Singapour c'est un bon endroit pour les récupérer donc il y a pas mal de talent qu'on peut attirer à Singapour. de talent chinois il y a beaucoup donc en fait c'est une question plus de talent plus que d'investissement ou de fonds ensuite il y a une autre grosse raison. ce qui est plus géopolitique qui est le fait qu'il y a une grosse demande de la part d'industrie et de gouvernement. pour un fournisseur de technologies d'IA de pointe qui ne soit ni américain ni chinois et donc établir le siège de l'entreprise en France relève un peu de ça pour dire aux gens on est une boîte globale mais. on n'est pas américain on n'est pas chinois. on est À LA FRENCH nos investisseurs pour tout vous dire à peu près 40% de nos investisseurs sont européens. soit des fonds soit des partenaires industriels potentiels ou des family office des choses comme ça très diversifiés 33% est américain des fonds des family office donc il y a Jeff Bezos par exemple et puis Greycroft qui est un fond et puis et puis d'autres des family office etc et 27% est asiatique avec un fond de Dubaï. assez mineur et et donc ça vous donne une idée de la diversité c'est la diversification des c'est tout ce qu'on défend c'est mondial mais tech À LA FRENCH c'est mondial si il se dévoie on n'est pas on n'est pas Franco-français on a une ambition complètement globale mais on se repose sur les talents français et sur la position de la France et de l'Europe plus généralement comme non aligné par rapport au conflit américano-chinois ça s'appelle Ami Labs Ami Ami ça se prononce en tout cas auto-aligné sans supervision c'est ça dernier mot au vu de ce qui s'est passé avec les modèles qui se coupent et tout ça toi tu es investi dans Tapestry tu es chief scientific officer de Tapestry c'est quoi ? c'est une fédération d'acteurs pour une IA souveraine et fédérée entre différents acteurs est-ce que tu peux en dire quelques mots et puis on termine là ? oui absolument c'est un sujet qui me tient à cœur qui est un peu orthogonal à Ami Labs orthogonal tu vois ? c'est Yann LeCun qui l'a dit là ça vient de lui parce qu'à chaque fois moi j'ai deux mots c'est incarnation et orthogonal sauf que lui quand il utilise c'est correct c'est pas grave c'est pas grave il faut juste maintenant je pourrais dire comme le dit le grand Yann LeCun c'est orthogonal c'est orthogonal oui c'est un effort un petit peu orthogonal mais pas complètement qui consiste à dire il y a plein de. plein de pays qui voudraient une espèce de souveraineté dans l'IA pour les LLM en particulier donc c'est plus orienté LLM ça va au-delà mais pour l'instant c'est très LLM tous les pays la France l'Allemagne enfin les pays européens l'Inde. le Vietnam la Suisse. les Emirats. la Corée le Japon. Kazakhstan tous ces pays voudraient bien. une offre souveraine d'IA sans être dépendant de OpenAI, Anthropic, Google ou Meta. ou des Chinois donc pour l'instant il y a une grande partie de l'industrie qui commence à passer au modèle chinois parce que c'est les meilleurs modèles Open Source et on n'a pas besoin d'utiliser les serveurs chinois. mais il y a quand même des hésitations à utiliser les modèles chinois donc l'idée c'est d'avoir une fédération. de groupes régionaux qui peuvent être universitaires, ONG. ou gouvernement ou industrie privée. qui contribuerait à entraîner un modèle global consensus sans échanger leurs données c'est-à-dire qu'ils gardent la souveraineté sur leurs données. ce qu'échangent les participants c'est des vecteurs de paramètres. c'est-à-dire qu'une manière simple de faire ça c'est chaque région chaque participant a son centre de calcul a ses données. dans ses langues locales dans l'Inde il y en a déjà 300. des langues il y a 22 langues officielles mais si on compte toutes les langues locales et les dialectes on ne finit pas bonjour le tokeniseur ça serait bien de s'en passer en fait l'Indonésie c'est pareil il y a 300 dialectes je ne sais pas quoi donc c'est un grand problème jamais. les acteurs actuels ne vont entraîner leur LLM à parler toutes ces langues jamais ils vont ajuster leur modèle à comprendre les cultures les systèmes de valeurs etc. de toutes les régions du monde donc ces systèmes ne peuvent pas être alignés. à tous les systèmes de valeurs les biais politiques etc. de toutes les régions du monde la seule manière de faire ça. c'est en fait de donner des modèles de fondation qui soient ouverts pour que tout un chacun puisse les ajuster. pour ses propres biais. et ça c'est indispensable parce que à mon avis tout le monde parle des dangers de l'IA etc. donc il n'y a pas de danger de chômage de masse etc. le gros danger de l'IA c'est que très bientôt toutes nos informations toute l'information qu'on reçoit va se faire par l'intermédiaire d'assistants d'IA. et si ces assistants d'IA nous viennent de trois boîtes sur la côte des Etats-Unis ou de trois ou quatre chinois. c'est pas très bon pour la démocratie pour la diversité culturelle pour la culture dont on a parlé plein de fois la multipolarisation du monde les équilibres géostratégiques et surtout aussi s'ils introduisent des biais en fait tu ne peux pas contrôler il y a forcément des biais tout système est biaisé d'une manière particulière alors la question c'est est-ce que tout le monde va être biaisé comme la Californie ce serait peut-être un moindre mal par rapport à certains autres coins des Etats-Unis mais est-ce que la solution ce ne serait pas plutôt d'avoir des plateformes ouvertes et que tout un chacun puisse. affiner le modèle. pour ses propres biais ses propres systèmes tu as un métamodèle au milieu et tu le fine-tune tu le customises en fonction de ta culture alors déjà il y a un modèle de base qui est entraîné de manière distribuée c'est-à-dire chaque personne a ses données son centre de calcul et ce qu'ils échangent périodiquement c'est-à-dire ça peut être toutes les millisecondes toutes les secondes ou toutes les heures c'est un vecteur de paramètres et l'entraînement global du système c'est un peu pas très différent de ce qu'on appelle l'apprentissage fédéré ou fédératif c'est que périodiquement chaque acteur reçoit le paramètre moyen. d'une certaine manière et est régularisé pour essayer de se rapprocher de ce paramètre moyen tout en étant entraîné sur ces données donc c'est une espèce c'est comme des élastiques en fait tu relis tous ces vecteurs de paramètres par des élastiques à leur moyenne et donc ils ont une régularisation qui l'attire vers le modèle consensus qui est la moyenne de tous ces trucs-là donc ils ne s'éloignent jamais trop du modèle c'est là que c'est eux aussi qui décident de s'en approcher bon ils ont intérêt à s'en approcher ils ont intérêt à s'en approcher mais ils ne sont pas obligés de s'en approcher parce qu'à la fin mais ils ont intérêt c'est ça qui est chouette à la fin si ce truc-là converge on a un modèle qui est un consensus global. qui est similaire à s'il avait été entraîné sur toutes les données sans que les données soient échangées d'accord donc chaque région conserve sa souveraineté sur ces données. échange un vecteur de paramètres et à la fin on a un modèle ouvert. accessible à tout le monde qui est une espèce de dépositaire de toute la connaissance humaine et bien écoute franchement c'est un bel espoir pour une IA globale fédérée je trouve ça très chouette parce qu'en plus c'est comment ça fonctionne par intérêt et pas par c'est-à-dire que t'as tout intérêt à jouer le jeu voilà tu vois plutôt que ce qui est moi mon truc de cœur c'est des systèmes décentralisés les systèmes décentralisés fonctionnent comme ça voilà. alors on a fait un workshop de démarrage de ce truc-là au début du mois de mai à Paris. où on avait des participants européens suisses des émirats indiens. japonais. et puis parmi les américains aussi en fait des boîtes comme Nvidia AMD etc eux ça les intéresse du côté qu'ils aiment bien l'open source aussi et donc il suffit de taper sur un moteur de recherche Project Tapestry. et on trouve et on peut participer il y a un GitHub il y a du travail qui a été commencé par IBM donc IBM est un grand participant à ce truc-là eux ils sont très très favorables à des modèles open source. et je pense ça va grandir c'est la voix du monde bah écoute franchement c'est assez enthousiaste parce que là tout le monde se pose plein de questions sur la souveraineté voilà tu participes c'est une approche qui est très élégante t'es chef scientifique oui et j'ai j'ai commencé à à parler cette idée il y a plusieurs années d'abord en interne à Facebook enfin à Meta je ne sais pas aller très loin à l'intérieur de Meta malheureusement malgré le à l'époque l'engouement de Meta pour l'open source ça n'avait pas vraiment démarré donc depuis que j'ai quitté Meta en fait j'ai un peu appuyé sur le champignon pour essayer de faire démarrer ça et peut-être le seul truc qu'on n'a peut-être pas dit c'est que t'es le père de l'Yama enfin de tous ces modèles par la main heureusement qu'on ne l'a pas dit alors je dois dire quelque chose de très facile je n'ai jamais été impliqué dans la recherche en LLM d'accord je n'ai rien à voir avec les LLM qui ont été produits par Meta et bien j'ai bien fait de mettre le pied dans le plat parce que quand ces projets ont été démarrés je n'étais déjà plus directeur de fer j'étais chief scientist ce qui veut dire que les gens pouvaient m'écouter s'ils voulaient mais je n'étais pas leur boss donc bon et bien écoute je n'ai aucune contribution technique à LLaMa par contre je les encourageais etc LLaMa est un produit français ça a été démarré par une équipe d'une douzaine de personnes à Paris je suis sûr que vous êtes tous au courant vous le connaissez beaucoup puis ensuite pour LLaMa 2 ça a été repris par l'entreprise donc il y a eu beaucoup qui s'est passé non ma seule contribution à LLaMa ça a été de pousser à l'open sourcing de LLaMa 2 écoute c'était un grand et je me rappelle et je me rappelle que c'est le CEO de HuggingFace Clément Delangue qui avait fait un grand merci en disant que ça avait ouvert tout un mouvement donc merci pour ce mouvement là là tu es je sais que derrière on me crie dans l'oreillette qu'il faut absolument qu'on arrête mais c'était un vrai plaisir Yann de t'avoir c'était le boss de fin c'était le boss de fin pour la fin de l'épisode j'espère que t'as passé à mon moment ouais ouais c'était très sympa bah écoute c'est cool merci d'être venu je suis content qu'on ait pu aller dans le. on va faire 3h ouais c'est ça oui bah et alors toi t'as fait 4h30 chez Lex Friedman - et bah écoute 7h - Amilab vous recrutez enfin voilà vous recrutez des chercheurs vous recrutez le top mondial c'est ça ? on recrute des chercheurs on recrute des ingénieurs. bientôt probablement au début de l'année prochaine on va recruter peut-être une catégorie différente d'ingénieurs parce qu'on va commencer à collaborer avec des partenaires industriels qui pourraient utiliser les techniques de JPA et One Model dans l'industrie. donc là il va y avoir besoin de gens qui connaissent certaines industries pour travailler avec ses partenaires et à long terme Total World Domination on va World Model Domination c'était À LA FRENCH avec Yann LeCun j'espère que vous avez apprécié on va mettre plein d'annotations sur l'épisode c'est trop mieux est-ce que nous on a tout compris ? non non pas tout il faut qu'on tourne bosser voilà il y avait quelques dimensions assez élevées il y a quelques maths à retravailler haute dimensionnalité merci Yann merci si vous ne voulez pas manquer nos prochains épisodes avec des invités de la stature de Yann LeCun d'autres chercheurs d'autres entrepreneurs d'autres visionnaires abonnez-vous à la chaîne À LA FRENCH likez l'épisode commentez-le pour la faire monter dans l'algorithme annonce importante quand on a annoncé la soirée à la French du 12 juin en moins de 24 heures les 250 places ont été vendues alors on a passé une super soirée mais des centaines de personnes n'ont pas pu venir et sont restées sur liste d'attente et nous on n'aime pas la frustration alors on a décidé de remettre ça en plus grand pour la conférence À LA FRENCH le 3 décembre on vous donne rendez-vous nous serons 1200 Venus de toute la France à célébrer la tech À LA FRENCH et une certaine idée de la tech. On est une nation d'ingénieurs. On a inventé le Minitel avant Internet, le TGV avant les Hyperloops, DivX, X264, VLC avant le streaming sur Netflix. On va pas se laisser dire comment on fait de la tech non ? Allez! La conférence qui a une certaine idée de la tech ça sera le 3 décembre une journée pour la communauté du show YouTube. Annonces, avant premières, invités rares, des cadeaux, des jeux et attention ça va Frenchmaxxer. Ça va être la conférence tech la plus incroyable à laquelle vous avez jamais assisté et on va célébrer ensemble "une certaine idée de la tech". Vous pouvez aller sur alafrench.org dès maintenant réservez vos places avec des tarifs réduits pour ceux qui n'ont pas les moyens et des tarifs soutiens pour ceux qui peuvent on se retrouve donc le 3 décembre en live Le truc qui est intéressant c'est pour le transfert parce que par exemple tu vois sur Cloud Run les machines elles sont limitées à 6 gigabits en fait le bottleneck maintenant ça devient loader le modèle c'est bien pour ça donc on fait du Xet là on essaie avec HuggingFace. - Ouais mais tu vois, en AV1 et en APV t'as un mode lossless en fonction du modèle ça peut être intéressant après si t'arrives à j'ai mes deux gars de Trinity College qui sont là dessus on en reparle dans 3 semaines ils ont au moins un résultat avant de t'embêter en fait c'est une idée à la con donc j'aime bien si ça marche là tu dis putain et les gars ouais bah oui c'est inutile donc indispensable en même temps qui d'autre que Mr VLC pour faire un truc comme ça bah oui c'est le Mister c'est le jeu c'est le jeu c'est le jeu c'est le jeu.